50 témoins de la foi sous le régime nazi

2024, 2025 ; des années de commémorations multiples : débarquement de Normandie, débarquement de Provence, libération de Paris. Il fallut attendre le printemps 1945 pour la libération progressive des déportés dans les camps de concentration et le 8 mai pour la fin du régime nazi.
C’est à bien juste titre que les résistants furent à l’honneur. Par contre la résistance spirituelle en Allemagne demeura dans l’ombre. Il fallut attendre la béatification de Marcel Callo, jociste de Rennes, pour que soit reconnu l’héroïsme de ces jeunes qui, bravant les interdits, apportèrent un soutien spirituel à leurs camarades. Pouvait-on cependant oublier que l’apostolat de Marcel s’inscrivait dans tout un réseau, marqué par une grande solidarité ?
Ce fut le grand mérite de Mgr Charles Molette d’élargir l’enquête par une patiente consultation des archives françaises et allemandes. Il découvrit ainsi le décret de Kaltenbrunner (3 décembre 1943) interdisant toute activité apostolique auprès des travailleurs étrangers. Dans son livre magistral En haine de l’Évangile (Fayard, 1993), sont présentés les grands centres d’évangélisation clandestine : Berlin, Thuringe, Cologne. Cette enquête aboutit à dresser une liste de 50 héros de la foi: séminaristes, novices franciscains et jésuites, jocistes, scouts et prêtres. 33 diocèses sont concernés. Aux JMJ de Cologne (2005) fut largement diffusé un livre bilingue présentant chacun des 50 avec une préface du cardinal Meissner, archevêque de Cologne et de Mgr François Macary, au nom de l’épiscopat de France. La liste était donc officialisée et l’on pouvait espérer que la béatification ne tarderait pas. Hélas! Le dossier Molette ne correspondait pas exactement aux normes de la Congrégation pour les Saints. Il fallait approfondir l’enquête. Une historienne, Mme Waché avec deux autres spécialistes en fut chargée. Malheureusement, elle mourut avant l’achèvement de son œuvre.         Chargé de suivre l’affaire au nom de l’épiscopat français, Mgr de Germiny, évêque émérite de Blois, a bon espoir que la béatification des 50 aura lieu au cours de l’Année sainte.

Dans ces conditions, chacun des 33 diocèses doit s’y préparer pour que l’événement soit perçu dans toutes ses dimensions et suscite des vocations nombreuses. Selon saint Jean-Paul II, les Églises locales doivent tout entreprendre en établissant la documentation nécessaire pour ne pas perdre souvenir de ceux de qui ont subi le martyre. Leurs témoignages ne doivent pas être perdus par l’Église (Tertio millenio adveniente no 37)

À quel titre cet appel? 

Moi-même, je suis l’un des rares survivants de cette époque, ayant connu Jean Tinturier, séminariste de mon diocèse, au Séminaire des Carmes (Paris). Dès le mois de novembre 1945, j’ai publié dans la Semaine
Religieuse de Bourges un article conséquent, basé sur les renseignements que m’avaient envoyés les compagnons de Jean en Thuringe. Recueil restreint certes, mais tout proche de la tragédie. Par la suite, j’ai souvent rencontré Melle Térèse Tinturier,  soeur cadette de Jean. Elle m’a mis en relation avec
Mme Dominique Minot, fille de Fernand Morin, et auteur de nombreux ouvrages basés sur les récits de son père.

Le drame du STO


La terrible débâcle de 1940 s’est terminée par l’emprisonnement de 1400 000 soldats. Parmi eux 3 000 prêtres. Les officiers furent envoyés en Oflag, les hommes de troupe en Stalag. Eux étaient astreints au travail,
souvent dans des fermes, mais pas dans les usines d’armement.
C’est alors que l’abbé Jean Rodhain fonda l’Aumônerie des prisonniers, pour centraliser les informations, envoyer des valises chapelles, des missels de poche, des provisions. L’offensive de Hitler contre la Russie changea la donne. Pour remplacer les hommes partis au front, il fallait une main d’œuvre venant des territoires
occupés: France, Belgique, Pologne… La France fut taxée d’un contingent de 150 000 hommes. Le président Laval justifiait la mesure comme permettant le retour d’un prisonnier de guerre pour trois travailleurs volontaires.

Les ouvriers, désignés par les chefs d’entreprise, recevaient une lettre de convocation venant de la mairie et étaient menacés de représailles sur leurs familles s’ils n’obtempéraient pas. Ce fut le cas de Marcel Callo et de
Fernand Morin. horloger à Flers. De jeunes militants envoyèrent alors des appels pressants pour obtenir le secours de prêtres. Le cardinal Suhard y sera très attentif
Comme les volontaires pour le STO ne se pressaient pas au portillon, le gouvernement de Vichy promulgua le 16 février 1943 une loi rendant obligatoire le travail en Allemagne pour les classes 1920-1922. Que faire ? Selon la doctrine classique de l’obéissance au pouvoir établi, quelques évêques, dont Mgr Auvity, évêque de Mende, invitèrent les jeunes à partir. Heureusement le 7 avril, les cardinaux Suhard (Paris), Liénard (Lille) et Gerlier (Lyon) déclarèrent qu’il n’y avait aucune obligation de conscience à obéir à une loi injuste, dictée par l’Occupant. De leur côté les responsables des mouvements de jeunes (ACJF), réunis à Avignon en mars, avaient condamné catégoriquement le STO. La JOC par contre, admit que, par solidarité avec leurs camarades ouvriers, des responsables partent en Allemagne pour résister à la propagande nazie.                                                             En effet, selon une directive allemande il fallait éliminer « chez les travailleurs étrangers, toute forme de scrupules idéologiques. Les conceptions des ressortissants d’États ex-ennemis doivent être aussi activement combattues que l’influence d’idéologies étrangères ». Ainsi donc allaient de pair condamnation au travail et formatage des consciences: la croix gammée contre la croix du Christ.                                           Parmi, les jocistes partis ainsi dans un esprit de solidarité apostolique, 20 furent condamnés aux camps de concentration et y moururent. Ils sont comptés dans le groupe des 50, ainsi que 13 scouts. Ne les oublions pas.

À Paris, le cardinal Suhard était très préoccupé de la déchristianisation de la classe ouvrière. Il envoya au début 1943 un prêtre à Berlin pour évaluer la situation et, après en avoir rendu compte à Pie XII, il encouragea le départ de prêtres volontaires sous l’habit de simples ouvriers (3 mars). C’est ainsi que partit le Père Victor Dillard, sj, se présentant comme un ouvrier creusois. II fut frappé de la misère morale des travailleurs de la Ruhr. Dénoncé, il fut arrêté et envoyé à la baraque des prêtres à Dachau, où il fut assisté parle Père Jacques  Sommatsj. Il mourut le 12 janvier 1945. 

Le cas de conscience des séminaristes et la décision de Jean Tinturier

Les étudiants avaient obtenu la possibilité de terminer leur année d’étude, mais après, que faire ? Un certain nombre décida de se cacher ou de prendre le maquis. Quelques-uns essayèrent de partir pour Londres en passant par l’Espagne, où plus d’un fut jeté en prison. Un groupe de 12 jeunes Franciscains partit à l’été 1943. Parmi eux, Gérard Cendrier fut condamné pour son apostolat et envoyé au camp de Buchenwald où il mourut le 24 janvier 1945. Trois autres novices le suivirent dans le martyre et font partie du groupe des béatifiables.

Au Séminaire des Carmes, le Supérieur, M. Beaufne, garda un silence prudent. Cependant trois séminaristes se concertèrent; Jean Tinturier,François Donati, et Louis Kuehn (futur évêque de Meaux). Le premier,
qui allait souvent le jeudi à l’Aumônerie des Prisonniers, était attentif aux appels reçus. «On ne fait rien sur terre qu’en se consumant », aimait-il répéter. Consulté, M. Weber, supérieur du Séminaire de la rue du Regard, donna un avis défavorable. Cependant M. Donati, préfet de Dijon, père de François, conseilla aux jeunes de faire un apprentissage accéléré de tourneurs. Durant l’été, ils se retrouvaient le soir au Séminaire des Carmes avec quelques autres séminaristes. Pour sa part, Jean aurait pu trouver une planque à l’usine Case de Vierzon, où son père était ingénieur. Mais sa décision était prise.

En Thuringe, un apostolat en réseau

La Thuringe est une province fortement marquée par le luthéranisme, ayant pour capitale provinciale Gotha près de la Saxe. C’est là que fut envoyé Paul Beschet, novice sj, qui, dans son livre La Mission en Turinge relate l’intense activité des Jocistes. Y était aussi Fernand Morin qui, en raison de sa connaissance de l’allemand, fut désigné comme interprète. À ce titre, il joua un rôle important auprès de ses compagnons. Il était en relation avec le Père Joseph Redemann, curé de Gotha, qui faisait ce qu’il pouvait pour ses nouveaux paroissiens, mais dont l’activité était étroitement surveillée par la Gestapo.                                                                                   Dans la Thuringe du Sud, comptant de nombreuses petites villes industrielles, Marcel Callo arriva à Zehla-Mehlis. Avec des camarades, il obtint une participation des français à une messe qui tournait d’une ville à l’autre le dimanche.                                                                                                                                                    Nos trois amis des Carmes, Jean, Louis et François arrivèrent libres à Schmakalden le 23 septembre 1943. Ils furent installés dans un ancien café, De retour d’une longue journée de travail, ils passaient devant la chapelle catholique et y recevaient la communion. Pour eux quel soutien! Très vite ils prirent contact avec les militants des villes voisines et notamment avec Marcel Callo. Une lettre de ce dernier à sa famille est significative.

L’un de mes camarades est venu me voir hier et a passé la journée avec moi. Il
avait beaucoup de courage, car plus d’un ne se serait pas dérangé par le temps qu’il
faisait (il pleuvait à torrents). Nous avons bavardé tout l’après-midi, et nous
nous sommes fait du bien mutuellement, car le moral n’était pas très élevé.

Jean n’eut pas seulement une activité de type spirituel auprès des militants. A l’attention de tous, il fonda une Amicale des travailleurs français pour des distractions, le soutien mutuel, la visite des malades.
Le rôle des prêtres prisonniers de guerre Selon la Convention de Genève, respectée par la Wehrmacht,
les prêtres pouvaient exercer leur ministère auprès de leurs camarades, mais non au dehors. Profitant d’un décret permettant de passer dans la catégorie de travailleurs civils, 300 prêtres prirent cette option apostolique dans l’espoir de rejoindre les travailleurs du STO. Mais il leur fallut bien vite déchanter, car la Gestapo les surveillait.

La liste de ceux qui furent condamné aux camps de concentration est bien
digne de mémoire :
 Nom                      Diocèse          
Raymond Cayré    Albi           
Pascal Vergez      Tarbes       
Louis Doumain      Viviers      
Victor Dillard,         sj                      
Jules Grand          Le Puy       
Pierre de Porcaro  Versailles 
Antoine Charmet   Saint-Étienne 

Les groupes de Thuringe purent bénéficier de l’aide de l’abbé Jean Lecoq prêtre du diocèse de Rennes. La liste des rencontres, des récollections dressée par Mgr Molette est impressionnante. Cependant, dès le début de 1944,les menaces se firent sentir. Alors que Marcel Carrier, responsable jociste de Weimar, voulait maintenir une rencontre régionale, Jean lui répondit:

«La prudence est pour nous un devoir, car nous n’avons pas le droit de risquer
notre vie et celle des autres inutilement… Prudence ne veut pas dire lâcheté ou
peur. Et, il va sans dire que, si nous sommes amenés à rendre témoignage, nous en
serons fers et nous le ferons sans hésiter. »

À cette époque eurent lieu de nombreuses expulsions de séminaristes jugés dangereux. C’est ainsi qu’un frère de Jean, Jacques novice jésuite dans le Nord de l’Allemagne, regagna la France à temps. En Autriche, la mesure atteignit tous les séminaristes. Seul Louis de Goy, du diocèse de Bourges, décida de ne pas abandonner ses compagnons. Il mourut d’épuisement dans un hôpital de Vienne le 2 mars 1945. Même s’il ne fait pas partie du groupe des 50, son souvenir mérite bien d’être fidèlement gardé.
La chambre haute de Gotha La décision d’expulsion ne semble pas être parvenue jusqu’en Thuringe. Le 19 avril commença une série d’arrestations des responsables. L’inspecteur de police, un ancien séminariste du diocèse de Fulda, fut odieux, déclarant avoir trouvé un autre dieu, le dieu de la victoire (Gott mit uns), Par dérision, il prit les ornements sacerdotaux d’une valise chapelle pour en affubler Roger Vallée, séminariste de Sées, et voulut faire boire à Jean de la bière dans un calice. Bientôt, ils se retrouvèrent à 12 dans la prison de Gotha, prison de droit commun et non camp de concentration. Les prisonniers partaient au travail dans la journée. Après un long séjour à l’hôpital, Jean travaillait seul dans sa cellule. Uns seule fois, ils purent communier avec «du pain blanc », parvenu en cachette jusqu’à eux. L’abbé Jean Lecoq, ne pouvant célébrer, lisait le dimanche les textes de la messe. Séminariste de Sées, Roger Vallée y vit « la chambre haute » où les apôtres attendaient en prière la venue de l’Esprit saint. Chaque soir de la semaine, ils priaient ainsi, selon le témoignage de Fernand Morin, Tous à genoux, le chapelet à la main, nous récitions des prières scandées par des «neuvaines», des incantations adressées à Marie, la mère du Christ. Le jeudi prenait place une méditation sur l’Évangile. Cette chambre haute fut décorée d’une croix en fleurs d’immortelles, réalisée par Camille Millet, travaillant au dehors comme jardinier. Le tressage de ces fleurs en forme de croix visualisait la prière commune, à l’instar des apôtres. Et pour tous, ce fut bien la préparation consciente au martyre. Quasi miraculeusement, cette croix fut remise à un prisonnier de guerre français qui la ramena en France. Elle est conservée à Rennes.                                                     

Apostolat de rédemption

Le 25 septembre arriva de Berlin la condamnation que chacun dut signer: Par son action catholique auprès de ses camarades français, pendant son temps de Service de travail obligatoire, a été un danger pour l’État et le peuple allemand. Texte capital pour établir que c’est en témoins de la foi, que les uns et les autres furent condamnés. Nous devons à Paul Beschet un récit détaillé du terrible voyage, puis de l’enregistrement au camp de Flossensburg, où fut pendu le pasteur Dietrich Bonhoefer, chef spirituel de l’Église confessante d’Allemagne. Le soir, avant l’appel, les séminaristes dialoguaient les Complies. Bientôt, ils furent séparés, errant de camp en camp. Nous n’avons que peu de détails sur cette période. Je relève le témoignage de Joseph Wiss sur Jean Tinturier.

Jean savait ce qui l’attendait; déjà il était bien faible et s’en rendait compte et
sa santé s’était déjà bien amoindrie; mais il se souciait peu de cela. Souvent il
comparait sa vie et me parlait de saint Paul ; il aurait préféré rester en prison, se tenant plus près du Christ. 

L’enfer de Mauthausen

De tous les camps, ce fut l’un des plus terribles. Non pas la mort par gazage comme à Auschwitz, mais la mort par les mauvais traitements et l’épuisement. Au fond d’une carrière de granit les déportés taillaient de gros blocs qu’ils devaient remonter par l’escalier de la mort. Faisaient-ils un faux pas, ils tombaient et se fracassaient au bas de la carrière. Pour les plus malades, le revier, mouroir plutôt qu’inifirmerie. Des médecins, eux-mêmes déportés, étaient là, mais sans médicaments! Les malades étaient étendus tête bêche sur des grabats superposés dans une terrible promiscuité. Mouraient-ils, leurs corps étaient jetés immédiatement dans le four crématoire. Comme le rapporte Lucien Lundi, jociste infirmier, Jean égrenait une plaquette de bois en guise de chapelet et mourut le 16 mars 1945, avant d’avoir terminé sa neuvaine à Saint Joseph. Marcel Callo le suivit de près, le 19 mars.!                                                                                                                                                        Peut-on isoler dans la vénération l’un ou l’autre de ces prêtres, séminaristes, jocistes, scouts? Au point de départ ils étaient bien différents par l’origine, la formation, le niveau social. Mis en face de la perversion du nazisme broyeur d’hommes, ils se sont retrouvés dans la même foi au Christ Sauveur, en pleine solidarité avec leurs frères. On peut dire qu’ils ont vécu la synodalité avant l’heure, laïcs et prêtres pleinement associés, C’est une belle page de l’histoire de l’Église de France qu’il est bon de rappeler. Puissent ces souvenirs susciter de nombreuses vocations apostoliques, enracinées dans l’amour du Christ et la fidélité à l’Église.

À chacun de nos lecteurs d’y contribuer.

Édouard Cothenet 

prêtre du diocèse de Bourges.

Bibliographie
 » Édouard Cothenet, « Jean Tinturier (1921-1945) », in La Vie
Catholique du Berry, 17 novembre et 1er décembre 1945 ;
 » Paul Beschet, Mission en Turinge, Éd. Ouvrières, Paris, 1947, 2de éd.
1989;
 » Paul Gouyon, Marcel Callo, 1981;
 » Charles Molette, En haine de l’Évangile, Fayard, Paris, 1993;
 » Charles Molette, Gérard Cendrier, scout et franciscain. L’un des
Cinquante, Socéval, Paris, 2006 ;
 » Charles Molette, Jean Tinturier (1921-1945), Guibert, Paris, 2008;
 » Dominique Morin, Résistances chrétiennes dans l’Allemagne nazie,
Karthala, 2014.

Le père Cothenet

Liste des cinquante martyrs morts pour leur foi
faisant l’objet d’un dossier de béatification
(classés en fonction de leurs motifs de condamnation
dans des termes correspondant au décret de persécution)
Militantisme catholique actif (ex.: «SOC, scouts, entraide catholique…»)

 » 11/10/44, Bernard Lemaire, jociste, Le Havre ; Buchenwald.
 » 12/10/44, Maurice Grandet, jociste, Le Havre ; Buchenwald.
 » 29/10/44, Roger Vallée, séminariste, Sées; Mauthausen.
 » 31/10/44, Fredo Dall’Oglio, jociste, Paris; Wülheide.
 » 26/12/44, André Parsy, jociste, Roubaix ; Zöschen.
 » 03/01/45, Colbert Lebeau, jociste, Châtellerault; Zöschen.
 » 11/01/45, Robert Beauvais, scout, Paris; Heuengamme.
 » 16/01/45, Gaston Raoult, scout, Le Havre ; Buchenwald.
 » 19/01/45, Robert Défossez, scout, Cambrai; Buchenwald.
 » 24/01/45, Gérard Cendrier, frère Gérard Martin, franciscain; Buchenwald.
 » 31/01/45, André Vallée, jociste, Sées; Leitmeritz (commando de Flossenbourg).
 » 08/02/45, Eugène Lemoine, jociste, Saint-Brieux ; Zöschen.
 » 17/02/45, Louis Didion, scout, Ghyvelde ; Buchenwald.
 » 20/02/45, René Rouzé, jociste, Livry-Gargan; Dora.
 » 15/03/45, André Boucher, frère Xavier, franciscain; Buchenwald.
 » 16/03/45, Jean Tinturier, séminariste, Bourges; Mauthausen.
 » 27/03/45, Lucien Croci, jociste, Paris; Ravensbrück.
 » 04/04/45, Henri Marannes, jociste, Paris; Zwickau (commando de Flossenbourg).
 » 09/04/45, Robert Saumon, scout, Rouen; Buchenwald.                                                                                         « 12/04/45, Paul Le Ber, frère Roger, franciscain; Buchenwald (évacuation).                                                         « 12/04/45, Maurice Philippe Bouchard, scout, Dijon; Buchenwald (évacuation).                                                     « 12/04/45, Raymond Louveaux, scout, Vincennes; Buchenwald (évacuation).                                                       « 14/04/45, Jean Perriolat, jociste, Valence ; Mauthausen.                                                                                       « 15/04/45, Camille Millet, jociste, Ivry-sur-Seine ; Flossenbourg.                                                                             « 20/04/45, Louis Pourtoîs, jociste, Besançon; Mauthausen.                                                                                   « 25/04/45, Henri Euzenat, jociste, Magenta ; Mauthausen.                                                                                     « 25/04/45, Jean Préhu, scout, Laval; Buchenwald (évacuation).                                                                             » « 26/04/45, Joseph Paraire, frère Louis, franciscain; Buchenwald (évacuation).                                                       « 01/05/45, René Boitier, scout, Faremoutiers; Buchenwald (évacuation).                                                               « 06/05/45, Marcel Carrier, jociste, Paris; Flossenbourg (évacuation).                                                                      « 17/06/45, Jean Bernier, scout, Verdun; Buchenwald (évacuation).

Pratiques religieuses interdites relevant du culte catholique et de la vie spirituelle (ex.: « prêtres venus en Allemagne à titre officieux, messes, pratiques religieuses clandestines…»)

 » 04/05/44, Jean Mestre, jociste, Paris; Watendstdet-Hallendorf.                                                                               » 22/10/44, Raymond Cayré, prêtre d’Albi; Buchenwald.                                                                                          » 20/12/44, Louis Doumain, prêtre de Viviers; Zöschen.                                                                                           » 12/01/45, Victor Dillard, jésuite ; Dachau.                                                                                                              » 16/01/45, Jules Grand, prêtre du Puy ; Buchenwald.                                                                                              » 12/03/45, Pierre de Porcaro, prêtre de Versailles; Dachau.                                                                                    » 20/03/45, Jean Lépicier, scout d’Angers; Buchenwald.                                                                                            » 02/04/45, Antoine Charmet, prêtre de Lyon-Saint-Étienne ;Buchenwald.

S’ajoutent Bernard Perrin (22/04/45, scout de Lyon; Mauthausen) et Jean Chavet (24/04/45, jociste de Saint-Étienne ; Mauthausen), arrêtés selon les catégories 1 et 2.                                                                                      » 03/05/45, Maurice Rondeau, prêtre de Meaux ; Buchenwald (évacuation).                                                           » 07/05/45, Jean Batifol, prêtre de Paris; Mauthausen.                                                                                            » 12/06/45, René Gïraudet, prêtre de Luçon; Bergen-Belsen-Paris.

Rayonnement chrétien (ex.: « rayonnement catholique, se montrer solidaire des chrétiens déjà arrêtés, comportements religieux occasionnels…»)

 » 06/12/44, Joël Anglès d’Auriac, scout, Toulon; Dresde
 » 9/12/44, Pascal Vergez, prétre de Tarbes; Zöschen.                                                                                               « 24/02/45, Marcel Touquet, jociste, Clichy ; Ravensbrück.                                                                                      « 20/04/45, Bernard Morizot, scout d’Avallon; Buchenwald (évacuation).                                                                 » « 22/04/45, René Ponsin, jociste, Pontoise ; Buchenwald (évacuation).                                                                   » « 13/05/45, Jean Duthu, séminariste, Clermond-Ferrand; Flossenbourg.

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