Homélie du père Cothenet du dimanche 13 juillet

Vitrail du bon samaritain Cathédrale de Bourges

En ce dimanche, la parabole du Bon Samaritain présente une grande actualité.
A l’heure où les politiciens font du rejet de l’étranger un argument électoral, la parabole
prend toute sa force si on la replace dans le contexte où Luc la rapporte.


Comme toute parabole, celle du Bon samaritain a un sens propre qui découle de la relation
entre les personnages : indifférence ou compassion. Qui est mon prochain ?
Dans l’Évangile selon St Luc, les envoyés de Jésus ont été malmenés par les Samaritains
qui ont refusé de les accueillir (Lc 10,25-37). Seraient-ils tous des mécréants à rejeter ? St
Luc a le souci de les réhabiliter par une parabole qui fait suite à la question d’un scribe :
« qui est mon prochain » ? A cette question juridique, Jésus répond par une parabole qui n’a
pas fini de nous interpeler.


Le pape François, dans son encyclique Fratelli tutti, l’a longuement développée. Qui est mon
prochain ? Une question que, tous, nous avons à nous poser.
La parabole a pour point de départ un fait divers : le détroussement d’un marchand par des
brigands. Qui en aura pitié ? Passent un prêtre et un lévite qui se hâtent de fuir. Par contre,
un Samaritain s’arrête, soigne le blessé et le conduit à l’auberge.
C’est un étranger, un Samaritain, qui est donné comme modèle.


Dès le 2ème siècle, apparait une interprétation allégorique dont s’inspirent les verriers de
Bourges, Chartres et Sens. La parabole illustre l’histoire de l’humanité qui, par sa faute,
quitte Jérusalem et est assaillie par les démons. Origène (vers 200) développe cette
interprétation avec un luxe de détails bien exagérés…
– L’homme qui descendait représente Adam
– Jérusalem, le Paradis
– Jéricho, le monde
– Les brigands, les puissances ennemies
– Le prêtre, la loi
– Le lévite, les prophètes
– Le Samaritain, le Christ
– Les blessures sont la désobéissance
– La monture, le corps du Seigneur
– L’auberge ouverte et tous ceux qui veulent y entrer symbolise l’Eglise


Retenons que la loi juive ne peut sauver, elle est incapable de guérir l’homme blessé. Seul le
Christ, bon Samaritain, prend sur lui la misère de l’homme déchu et le conduit à l’hôtellerie
de l’Église.


En conclusion : à notre époque marquée par l’indifférence et par le rejet de l’étranger comme
cause de tous nos maux, la parabole nous invite à un autre regard. Sachons apprécier le
bien accompli par les non chrétiens et voir les générosités développées dans les
associations comme les repas solidaires, dans les services de santé, dans l’assistance
(pompiers…). En agissant selon la vérité, ils sont en marche vers la lumière (Jean 3-21)

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