Homélie du 26 Avril 2026 – 4eme dimanche de Pâques – Père Cothenet

Bon Pasteur 

Chaque année, en ce 4e dimanche de Pâques nous lisons cette présentation que Jésus fait de lui-même Je suis le Bon Pasteur qui appelle chacune de ses brebis par son nom pour les conduire aux bons pâturages. Il est aussi celui qui donne sa vie pour les protéger des attaques du loup…. Dans nos diocèses, c’est le dimanche de prière pour les vocations sacerdotales et religieuses sans oublier les prêtres en exercice ou en retraite qui ont bien besoin de votre soutien. Toute vocation dépend d’un amour personnel du Christ, auquel nous sommes appelés à répondre librement. Pas de contrainte en la matière, comme ce fut trop souvent le cas dans les siècles dits de chrétienté, « Le Seigneur est la part de mon héritage », telle fut la parole d’engagement émise avec enthousiasme par Jean Tinturier le 21 décembre 1940, sans savoir jusqu’où elle le mènerait. 

Cette année-ci, lisons un texte de St Pierre (chapitre 2 :1-10), de grande portée, mais difficile à comprendre en raison de tant d’allusions et de citations bibliques qui ne nous sont pas familières. Je m’efforcerai de relever les thèmes essentiels. Approchez-vous du Seigneur Jésus Il est la Pierre vivante dont parlait un Psaume, pierre rejetée par les hommes, mais relevée par Dieu pour la construction du Temple spirituel qu’est l’Église. L’espérance d’un Temple nouveau se réalise en la personne de Jésus, auquel nous sommes invités à entrer par la foi et à devenir ainsi le peuple choisi par grâce, une fraternité selon un terme cher à Pierre. Ce peuple est une communauté sacerdotale, en laquelle chacun est invité à offrir le culte spirituel, à savoir l’offrande de sa propre vie, sous l’influence de l’Esprit Saint, et à exercer les dons reçus dans un esprit de dialogue, respectueux des personnes (I P 2, 11s). Soyons des témoins d’espérance, Le rôle spécifique des anciens (presbytéroi, prêtres) serait-il oublié ? Pierre leur adresse une exhortation spécifique en 5, 1-5 : texte à considérer comme la charte d’un ministère à exercer avec désintéressement, sans craindre la persécution. Aujourd’hui le point délicat est celui de l’articulation entre les ministres ordonnés et les communautés auxquelles ils sont envoyés dans un esprit de synodalité. Notre pape Léon XIV donne à ce sujet de précieuses directives. Ainsi met-il en garde contre la tentation du prêtre à se mettre en surplomb par rapport à la communauté à laquelle il est envoyé ou à œuvrer en solitaire. Au contraire, nous devons rechercher les actes authentiques de l’Évangile, à savoir l’attention aux pauvres et aux plus petits, De ce point de vue, notre Pape a donné de multiples exemples, Son dernier acte lors de son voyage apostolique en Afrique n’a-t-il pas été en Guinée équatoriale sa visite aux prisonniers ? Quel exemple !

 Edouard Cothenet

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