
Quand et pour qui s’élèvera la fumée blanche du conclave ?
En soi la question ne concerne que l’Église catholique mais depuis le temps du bon pape Jean,
de Paul VI, elle a pris une portée mondiale : la voix des papes et de leurs successeurs ont trouvé un
écho extraordinaire. Pensons à l’accolade de Paul VI avec le patriarche Athénagoras à Jérusalem ou
à son cri lancé à l’ONU : « plus jamais la guerre ! ».
La voix des papes apparaît ainsi comme l’expression de la conscience morale face aux défis
de chaque époque. L’action du pape François s’inscrit dans ce contexte. Pensons spécialement à ses
ultimes vœux de Pâques relayés par le cardinal Ré lors des funérailles.
L’action du futur pape participera à ce mouvement avec sa teinte particulière de synodalité,
c’est-à-dire d’autorité partagée aux différents échelons de l’Église y compris de notre diocèse.
Bien des commentateurs s’expriment comme si il s’agissait d’un leader politique. Chacun
poussant son candidat idéal. Face à tant de fausses interprétations nous devons rappeler le rôle de
l’Esprit Saint âme de l’Église et nous préparer à accueillir le nouveau pape avec confiance dans
l’attente aussi d’un nouvel évêque. Ayons aussi à cœur de resserrer nos liens sous la direction du père
Éric Vinçon, administrateur diocésain.
La mission de Pierre et de ses successeurs se déploie comme service du peuple de DIEU.
L’autorité du pape est rarement solennelle qui s’imposerait à la foi mais s’exprime plutôt sous forme
d’exhortation à l’expression de dialogue respectueux à la manière de Pierre dans un joyau du Nouveau
testament que j’ai commenté sous le titre audacieux de « La première encyclique : actualités de la
1ère lettre de Pierre » (Salvator)
L’espérance se fonde sur la résurrection du Christ sans méconnaître la Croix : ce sont les
esclaves injustement condamnés qui sont donnés en modèles. Toute l’Église Peuple de Dieu est
fraternité sans frontières.
Chaque chrétien doit tout faire pour que cette fraternité soit signe pour le monde… « Voyez
comme ils s’aiment ».
